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Le chocolat : ses impacts sur notre santé et sur celle de la planète  

Les trois types de chocolat

  • Le chocolat noir :  sucre et au minimum 35% de cacao, dont 18% au moins sous forme de beurre de cacao ;
  • Le chocolat au lait : au moins 25% de pâte de cacao et beurre de cacao, du lait et des sucres ;
  • Le chocolat blanc ne contient pas de cacao, exclusivement à partir de beurre de cacao, de produits laitiers, du sucre et souvent un arôme vanille.

« Le chocolat noir à 70 % est moins riche en glucides (environ 33%) mais plus riche en lipides (environ 42 %) ; les chocolats au lait ou blanc sont plus sucrés (56%) et moins gras (32%). » le chocolat noir est finalement « aussi calorique que le chocolat au lait et le chocolat blanc », mais il a l’avantage de contenir moins d’additifs »(1)

 

En 2000, la commission européenne a autorisé l’adjonction de graisses végétales autres que le beurre de cacao, comme l’huile de palme, le beurre de karité… et cela dans une limite de 5% du produit fini.

 

L’impact positif du chocolat sur notre santé

 

  • Sur le stress et le moral : grâce aux endorphines, flavonoïdes, sucre, qui permet d’optimiser l’action de la sérotonine,
  •  Du mieux pour l’attention et la mémoire 
  • Le chocolat, surtout le chocolat noir, contient du magnésium ce qui peut contribuer à réduire les troubles du sommeil

 

Attention

  • Le chocolat noir contient également de la caféine et de la théobromine, deux stimulants : ne pas prendre le soir !
  • Le chocolat est énergétique, du fait de sa composition en sucreet en matière grasse : 100 grammes de chocolat apportent environ 560 kcal. À titre de comparaison, 100 grammes de pain apportent 250 kcal (en moyenne, un homme a besoin de 2.400 kcal par jour).
  • Les reflux gastro-œsophagien : le beurre de cacao favorise le relâchement du sphincter supérieur de l’estomac et peut entraîner des remontées gastriques dans l’œsophage.

Hormis le cacao, le sucre et les matières grasses, à consommer déjà avec parcimonie, le chocolat contient, en petites quantités, des composants qui peuvent s’avérer plus ou moins bons pour notre santé : il faut donc en consommer modérément !

L’impact sur la planète

Culture et récolte du cacao, transformation en chocolat, transport, emballages : toutes les étapes de sa production émettent des gaz à effet de serre.

 L’empreinte carbone d’un kilo de chocolat est d’environ 5kg de CO2, moyenne issue de la Base Carbone de l’ADEME.

 

A comparer avec l’empreinte carbone d’autres produits alimentaires : 

  • 1kg de croissants : 1,6kg de CO2e
  • 1kg de fromage = 10kg de CO2e
  • 1kg de viande rouge = jusqu’à 25kg de CO2e

 

70% des émissions de CO2 du chocolat viennent de la production du cacao, les 30% restants englobent toutes les autres étapes

Le cacao est en grande majorité cultivé selon les méthodes d’agricultures dites « conventionnelles ». Le cacao pousse sur des parcelles arborées, mais la demande mondiale de cacao croit et les surfaces nécessaires ne font qu’augmenter et entraine une déforestation de plus en plus importante.

 

La démarche recommandée : pour réduire notre empreinte carbone liée à la consommation de chocolat, il convient de mieux et moins en consommer :

  • Privilégier le chocolat noir

D’après la base carbone l’ADEME, le chocolat noir émet 20% de CO2 en moins que le chocolat au lait. Le chocolat blanc est le plus émissif : 6.5 kilos de CO2 par kilo de chocolat.

  • Choisir du chocolat labellisé qui n’a pas provoqué de déforestation : Comment le savoir ?

Il existe des labels pour cela : 

  • Le label Rainforest/UTZ vise à protéger la biodiversité et à certifier que les cultures de cacao assurent des conditions de vie durables pour les agriculteurs et agricultrices.
  • Le label Fairtrade 
  • Le commerce équitable : qui garantit entre autres la valorisation des modes de production respectueux de l’environnement et de la biodiversité, tels que l’agroécologie.
  • Privilégier les artisans-chocolatiers :
  • Le chocolat artisanal : pur beurre de cacao, la fraîcheur, l’ajout de saveurs naturelles. Il évite les suremballages, (papiers et aluminium).
    • Le chocolat industriel : sucre, faible teneur en cacao, additifs industriels, colorants, arômes, (faire baisser les coûts)

Les points de vigilance :

  • Si vous achetez du chocolat industriel : bien regarder les étiquettes (cacao : la composante principale) éviter l’huile de palme et les nombreux additifs, regardez les labels
  • Privilégiez le chocolat noir à empreinte carbone plus faible
  • Privilégier le chocolat artisanal au chocolat industriel :

Déguster un chocolat fin et sain, c’est privilégier le chocolat artisanal, et en quantité modérée !

Quelques chiffres :

Consommation moyenne des Français : 7,3 kg par an, 6e plus gros mangeurs de chocolat dans le monde.

Près de 70 % de chocolat sont vendus en grande surfaces.

 Les ventes sont marquées par deux temps forts : Noël (665 millions d’euros) et Pâques (205 millions d’euros), chiffres 2020, dont : (données 2019)

Les moulages : 4542 t, 102 millions €

Les petits œufs : 3451 t, 53.4 millions €

Les confiseries de chocolat : 2825 t, 51 millions €

 

Quelques liens internet :

Laurianne Geffroy et Léa Surugue dans leur ouvrage « Fake News Santé »

 

https://www.sami.eco/post/quelle-est-l-empreinte-carbone-du-chocolat

https://chocolatiersdart.com/chocolat-artisanal-versus-chocolat-industriel-quelles-differences/

 

Ecouter l’intervention sur Radio-Bresse  Mars 2022