Présentation de l’Antenne Locale de l’ UFC QUE CHOISIR 71 à LOUHANS
L’antenne locale UFC QUE CHOISIR 71 est située au 03 Avenue du 8 Mai 1945 à LOUHANS près de la gare ainsi qu’à proximité d’un parking.
Les permanences sont assurées chaque lundi après-midi de 14h 15 à 18 heures 15.
Pour rappel, notre Association de consommateurs est indépendante et relève de la loi 1901 (association à but non lucratif).
Ecouter la Minute -Conso diffusée sur Radio-Bresse le 30 janvier 2026
Les bénévoles de l’antenne et les activités de l’association
Les bénévoles sont avant tout des consommateurs mettant leur compétence et leur expérience au service des consommateurs du territoire. Les bénévoles de l’antenne de Louhans interviennent sur les différents domaines de la consommation en apportant des conseils ou en aidant à la résolution de litiges entre un professionnel – commerçants, artisans, opérateurs de service type télécom, énergie.. – et un particulier donc un consommateur. Si les bénévoles de l’antenne ne sont pas des juristes de profession, néanmoins ils ont suivi des formations se rapportant au droit de la consommation, des formations dans le domaine du traitement des dossiers de contentieux et sont compétents et expérimentés.
Les bénévoles de Louhans, à l’instar des bénévoles des autres antennes ont accès à tous les litiges traités au niveau national et disposent donc d’exemples et du retour d’expérience des autres en complément de leurs propres expériences. De plus ils peuvent s’appuyer sur le réseau national de l’UFC Que Choisir et bénéficier alors de l’aide de juristes professionnels tant au niveau de l’Association locale de Saône et Loire que de la cellule juridique nationale.
L’équipe des bénévoles de L’UFC Que Choisir – Antenne de Louhans
L’antenne locale est composée de 5 bénévoles – bientôt six -.
Lors des permanences, l’équipe s’organise en recevant le public pour des actions de conseils, pour la prise en main de dossiers « litige » ou sur des « réclamation ». D’autres membres de l’équipe peuvent travailler sur la partie administratives ou « informatique » des dossiers.
Accueil des CONSOMMATEURS :
La réception se fait principalement sur RDV pris au préalable soit par téléphone au 03 85 39 47 17 ou soit en ligne à partir sur le site « https://saoneetloire.ufcquechoisir.fr.
Si des consommateurs se présentent sans rendez-vous, nous nous efforçons de les recevoir, ou de convenir d’un rendez-vous si aucun conseiller litige présent ne peut se libérer.
Tout consommateur qui vient à la permanence doit remplir une fiche nous permettant ainsi d’appréhender l’objet de sa visite (simple conseils ou litige) puis enregistrer dans notre base de données à des fins de statistiques – tout en respectant les règles de protection des données -.
Si le litige oppose le consommateur à un professionnel, le consommateur doit être adhérer à l’association pour être défendu et voir son dossier pris en main.
Nota : la loi précise qu’une association de consommateurs ne peut intervenir qu’au seul bénéfices de ses adhérents -.
Si le litige oppose le consommateur à un particulier, l’association apportera des conseils mais ne prendra pas le dossier en main. En règle générale, les litiges traités par l’association relèvent du « code de la consommation », lequel code s’applique aux contrats établis entre un consommateur et un professionnel –
Quelques chiffres pour l’année 2025 et pour l’antenne de Louhans
Nombre de personnes reçues : 150
116 dossiers enregistrés dont 60 clos (motifs divers)
56 dossiers pris en charge dont 27 dossiers gagnés représentant un enjeu global de 135 000€.
De l’eau potable au robinet : comment les consommateurs et les collectivités peuvent-ils se faire entendre ?
Sous la contrainte de blocages des routes, défilés de tracteurs et déversements de fumier, un projet de loi d’urgence agricole est prévu par le gouvernement.
Que faut-il en retenir ?
Dans un tweet le premier ministre « explique » qu’ il est faut privilégier le productivisme agricole au détriment de la santé des populations et considérer que l’utilisation de l’eau en agriculture prévaut sur tous les autres usages, dont l’eau potable, l’accès à celle-ci étant pourtant un droit fondamental

Décryptage :
- 300 M d’euros pour redresser notre agriculture :
- Pour les éleveurs qui ont vu leurs troupeaux abattus du fait de la dermatose nodulaire, oui bien sûr, nous sommes tous d’accord sur ce point. Pour faire face à la distorsion de concurrence dans le cadre du MERCOSUR ? Tout à fait, de longue date, l’UFC-Que Choisir soutient les produits locaux et français de qualité.
- Pour soutenir une agriculture qui puisse utiliser encore plus de produits phytosanitaires de synthèse et améliorer les rendements en augmentant les quantités d’engrais, et donc in fine les nitrates dans le sol et dans l’eau ? Non !
Nourrir la population est une très noble tâche, et nos agriculteurs doivent être encouragés et remerciés de l’accomplir avec compétence. Mais pourquoi utiliser sans discernement des produits chimiques qui se retrouvent en grande partie dans l’eau, dans l’air, dans les aliments au mépris de leur propre santé et celle de leur famille, et au détriment de la santé de celles et ceux qu’ils nourrissent ? Sans compter qu’ils ruinent la biodiversité, impactent faune et flore.
Pourquoi faut-il non seulement poursuivre ce modèle agricole productiviste, mais plus encore l’encourager, alors que les collectivités locales doivent faire face à une pollution des eaux qui les contraint à devoir investir des millions d’euros pour assurer la distribution d’une eau potable au robinet ? La politique agricole affichée par le gouvernement est d’utiliser plus d’engrais et surproduire, sans se soucier des effets colatéraux, la présence de nitrates dans l’eau potable par exemple. Mais il est vrai que « les acteurs ne peuvent pas comprendre de quoi il retourne ». Quel mépris pour les acteurs de terrain, y compris l’ensemble des agriculteurs qui ont déjà engagé des actions vers une autre agriculture…
Les collectivités locales, qui pourront se permettre les investissements nécessaires, vont devoir répercuter l’augmentation du prix de l’eau sur tous les consommateurs : la facture d’eau va donc elle aussi connaître des augmentations importantes dans un contexte de pouvoir d’achat très contraint. Qu’en sera-t-il des petites collectivités ?
- Favoriser les projets hydrauliques, c’est-à-dire les bassines : ceci doit-il se faire au mépris de la protection de l’environnement et de la biodiversité, par ailleurs allié naturel indispensable à l’agriculture ? Et s’il doit y avoir des projets, financés à plus des ¾ sur fonds publics, ils doivent profiter à tous les agriculteurs et non à quelques-uns, sur la base d’études sérieuses.
- En outre, préciser que les agriculteurs doivent être plus présents dans les instances ayant l’eau pour sujet est une méconnaissance de la réalité : ils sont présents dans toutes les instances, départementales, régionales et dans les comités de bassin ! Enfin, de préciser que tous les documents déjà établis ayant trait au partage de cette ressource entre les acteurs sont à revoir est faire véritablement injure à tous ceux qui ont travaillé à l’élaboration de ces documents, y compris les services de l’Etat et les préfets ! Hormis certains syndicats agricoles, sommes-nous donc tous totalement incompétents et incapables de réfléchir ? Là encore, c’est afficher un mépris total pour l’ensemble des intervenants sur le sujet de l’eau.
Ne pas opposer Consommateurs et Agriculteurs
Les consommateurs sont conscients des difficultés rencontrées par la profession agricole : il n’est pas dans nos propos de ne pas compenser les pertes d’exploitation, ni de ne pas assurer des revenus décents aux agriculteurs, bien au contraire. Développer les PSE (paiements pour services environnementaux), faire contribuer de manière significative les fabricants de produits phytosanitaires par la création d’une REP phytosanitaires sont des demandes qui ne sont pas entendues.
Mais il est vrai que nous n’avons pas, à ce jour, de moyens de pression comparables à ceux utilisés aujourd’hui par certains syndicats agricoles :
mais notre voix pourrait-il en être un ?
